Hervé Morin a expliqué que l’enjeu de la candidature de François Bayrou à la présidentielle est d’offrir un autre choix que l’UMP et le PS.
Il s’agit également de démontrer que des hommes et des femmes qui pensent globalement la même chose, peuvent se réunir pour dégager un diagnostic commun et des solutions communes. Le président du groupe UDF à l’Assemblée nationale estime qu’il faut sortir de cette « guerre froide » qui empêche les formations politiques de travailler ensemble pour mener les grandes réformes dont nous avons besoin.
La présence de l’ancien Premier ministre PS, Michel Rocard à l’Université d’été des jeunes UDF n’est donc pas surprenante, l’UDF avait dans le passé invité Jacques Delors : pour le député UDF, ce sont deux hommes qui incarnent un PS social-démocrate qu’on voudrait voir.
Hervé Morin n’a pas contesté les bons chiffres du chômage mais leur interprétation : le député a souligné qu’il y a en réalité très peu de créations d’emploi dans le secteur privé (50 à 70 000 par an) et que la baisse des demandeurs d’emplois s’explique par les contrats aidés et les départs massifs à la retraite.
Hervé Morin n’est pas favorable à un rétablissement de la double peine.
Sur la question plus large de l’immigration, il a expliqué que l’aide au développement est la seule solution pour que l’écart entre les pays riches et les pays pauvres se réduise : de retour du Niger où il tente de mettre en place une coopération décentralisée avec sa circonscription de l’Eure, Hervé Morin a plaidé pour la mise en place de modes de financement pérennes vers les pays qui jouent le jeu de la démocratie pour que l’avenir des jeunes qui tentent de regagner l’Europe par tous les moyens, se construise chez eux.