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Hervé Morin, vous avez été nommé Ministre de la Défense depuis le 19 mai 2007, qu’est-ce que cela représente pour vous ? Il s’agit d’une responsabilité importante, que je mesure pleinement. C’est un des domaines dans lequel nous sommes parmi les meilleurs au monde. Le ministère de la Défense compte plus de 430 000 femmes et hommes engagés au service de notre pays, dans les quartiers, dans les bases, les bâtiments ou les ateliers, mais également sur les théâtres d’opérations. Ces femmes et ces hommes servent avec beaucoup de courage et d’esprit de sacrifice, parfois au péril de leur vie pour faire entendre la voix et les valeurs de la France dans le monde. C’est aussi un ministère important par l’histoire, par la densité des sujets traités et par les enjeux à la fois diplomatiques et industriels. Ce ministère je le connais bien pour y avoir travaillé en tant que collaborateur auprès de François Léotard de 1993 à 1995, et cela a été un moment d’émotion fort que de me retrouver à sa tête un peu plus de dix ans après l’avoir quitté…
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Vous êtes élu de l’Eure, un département auquel vous êtes très attaché… Plus qu’attaché. L’Eure, la Normandie ce sont toutes mes racines : je défendrai corps et âmes les intérêts du terroir normand et de ses habitants. Mon grand-père maternel, André Cardine, était agriculteur et, pendant trente ans, maire de Fatouville-Grestain (canton de Beuzeville), mon grand-père paternel était ici, lui aussi agriculteur. Je suis né à Pont-Audemer et j’ai passé toute mon enfance à Epaignes, mes parents y avaient une entreprise de maçonnerie et quand j’ai voulu reprendre la ferme familiale à côté du phare de Fatouville-Grestain en devenant agriculteur, mon père s’y est opposé ! En 1989 j’ai été élu conseiller municipal d’Epaignes, puis membre du Conseil général de l’Eure de 1992 à 2004, et j’ai été élu maire de ma commune en 1995 : ce mandat local, c’est celui que je préfère et je m’y investis beaucoup. En 1998 j’ai été élu député, et de 2002 à 2007 j’ai été Président du Groupe UDF à l’Assemblée nationale. Réélu député en juin 2007, c’est maintenant Marc Vampa, mon suppléant qui me représente à l’Assemblée nationale : mais ne vous y trompez pas, je suis de très près tous les dossiers qui concernent la circonscription.
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Vous êtes Président du Nouveau Centre, un parti politique nouveau au centre de la vie politique française... Nous avons créé le Nouveau Centre, au lendemain du second tour de l’élection présidentielle de mai 2007, avec 25 des 29 députés du Groupe UDF de la législature précédente, pour perpétuer l'existence d'un parti du centre au sein de la vie politique française et ainsi rassembler les femmes et les hommes attachés aux idées sociales, libérales et européennes, résolus à mettre en oeuvre concrètement le message centriste. Nous considérons que le centre est par son histoire allié à la droite, et nous sommes des partenaires naturels du nouveau Président de la République, engagés pour l’aider à réformer notre pays qui sort de 25 ans d’immobilisme et de marasme politique. Rénovation des institutions, introduction de la proportionnelle, impartialité de l'Etat dans le cadre des nominations, small-business-act à la française pour favoriser le développement des PME : voilà des exemples de sujets sur lesquels nous apportons une véritable plus-value à la nouvelle majorité. Nous sommes dans une démarche de loyauté, mais la parole du Nouveau Centre sera libre. Le président de la République nous a dit : "Je ne vous demande pas de changer d’avis, je vous demande d’être loyaux."
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