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30.01.2007 : La France a besoin d’un gouvernement d’union nationale (BFM)

Hervé Morin au 12-15 sur Radio BFM

 20 Ko Hervé Morin a rappelé que François Bayrou était le seul candidat à l’élection présidentielle à vouloir rassembler des personnes de bords différents pour redresser le pays. Le député de l’Eure considère que c’est le seul moyen de redonner à la France, un élan. Si Hervé Morin a dressé un bilan très négatif du quinquennat de Jacques Chirac, il a approuvé la décision du chef de l’Etat d’inscrire l’interdiction de la peine de mort dans la Constitution. Il s’agit, pour Hervé Morin, de rappeler que la peine capitale « n’a pas sa place dans une société moderne ».


« Il faut relativiser les sondages : ils se sont toujours trompés depuis 1974 » a rappelé Hervé Morin. Le député préfère garder la tête froide après la publication d’une nouvelle enquête qui crédite François Bayrou de 14% d’intentions de vote au premier tour, son chiffre le plus haut à ce jour. Hervé Morin a rappelé que François Bayrou était le seul candidat qui propose de rassembler des hommes et des femmes de gauche et de droite qui croient à la fois en l’économie de marché et en la solidarité. Pour le député de l’Eure, notre système politique ne fonctionne plus : ceux qui n’enregistrent que 20% des suffrages captent le pouvoir pour cinq ans tandis que l’opposition fait tout pour que la majorité échoue. Hervé Morin a estimé que « la France est à la croisée des chemins » et qu’elle « a besoin d’un gouvernement d’union nationale » pour que des personnalités compétentes travaillent au redressement du pays : c’est, à ses yeux, le seul système qui permettra de redonner de l’enthousiasme et de l’optimisme à la France. Hervé Morin a rappelé que Charles de Gaulle avec Guy Mollet ou Pierre Mendès France avec Jacques Chaban-Delmas, avaient en leur temps, formé des gouvernement d’union nationale pour sortir le pays de la crise…

Hervé Morin a dressé un bilan sombre du quinquennat de Jacques Chirac : endettement de la France et prélèvements obligatoires en augmentation, déficit public colossal, chômeurs aussi nombreux qu’avant, tout comme les sans-abri ou les mal logés. De plus, il a estimé que l’économie française était en grande difficulté. « Le quinquennat n’est pas à la hauteur de ce qu’attendaient les Français » a estimé Hervé Morin. Le député a également fustigé « la diarrhée législative » qui a conduit à faire des lois pour modifier des lois et à changer les règles à plusieurs reprises au cours de la législature : il a pris les exemples de l’acompte de l’impôt sur les sociétés, des règles du contrat d’apprentissage ou encore du crédit d’impôts recherche qui ont été modifiés plusieurs fois depuis 2002. Hervé Morin pense au contraire que le pays a besoin de stabilité juridique, et notamment pour les contrats de travail : il a rappelé que les lois Borloo en avaient créés pas moins de treize ! Le député considère qu’il s’agit d’une complexité ahurissante pour les PME qui crée à la fois un coût et une inquiétude supplémentaires alors que l’économie a besoin de stabilité. Hervé Morin a également contesté la décrue annoncée du chômage estimant que les chiffres officiels ne reflètent pas la réalité : il a cité à l’appui de ses déclarations, le témoignage d’une femme qui travaille à l’ANPE et qu’il a rencontrée lors d’une réunion publique à Limoges : celle-ci lui a assuré qu’il existe un rapport de un à trois entre les chiffres officiels et les chiffres réels car les RMIstes, les plus de 55 ans et les personnes à la recherche d’un temps partiel, ne sont pas pris en compte dans les chiffres du chômage.

Hervé Morin approuve la démarche du président de la République d’inscrire l’interdiction de la peine de mort dans la Constitution. Il a rappelé que c’est François Mitterrand qui avait courageusement aboli la peine capitale alors qu’une majorité de Français s’y opposaient : « Le sens de la politique, ce n’est pas seulement de suivre ses compatriotes ». Hervé Morin a donné deux raisons à sa position : il n’y a, à ses yeux, aucune légitimité - pas même celle de l’opinion - pour décider de la mort de quelqu’un. Le député qui a visité beaucoup d’établissements pénitenciers, est de plus convaincu qu’une peine de prison peut amener à une rédemption du criminel et que l’Homme peut toujours s’amender. Deuxième raison, la peine de mort n’est pas dissuasive. Il a pris l’exemple des Etats-Unis où la peine capitale est en vigueur dans un certain nombre d’Etats et pourtant, la criminalité est trois fois supérieure à la France. Hervé Morin a reconnu qu’inscrire l’interdiction de la peine de mort dans la Constitution était une mesure symbolique. Cependant c’est, à ses yeux, une manière d’afficher clairement que la France est du côté de la modernité vis-à-vis de pays comme la Chine qui condamne encore des personnes à la peine capitale pour des raisons politiques ; de l’Irak qui vient d’exécuter Saddam Hussein ; de pays islamiques qui s’en prennent aux femmes coupables d’être amoureuses ou encore de l’Amérique qui est pourtant la patrie des droits de l’Homme. Il s’agit de dire à tous ces pays que « la peine de mort n’a pas sa place dans la société moderne ».

Site officiel de Hervé Morin, Ministre de la Défense et Maire d'Epaignes

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