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20.04.2006 : Hervé Morin sur I-Télévision

Hervé Morin a défendu le combat de Jean Lassalle

Hervé Morin a répondu aux Japonais qui remettent en cause l’interventionnisme de la France dans l’affaire Toyal. Il a défendu l’effort consenti par l’Etat pour maintenir en vie la vallée d’Aspe. Le président du groupe UDF de l’Assemblée nationale a également expliqué que Jean Lassalle n’avait pas eu d’autres choix que d’entamer grève de la faim pour se faire entendre. Enfin, Hervé Morin a commenté le dernier sondage politique paru dans Le Figaro.


Hervé Morin a défendu l’action de Jean Lassalle qui est notamment critiquée par la maison mère de Toyal. Le président du groupe UDF de l’Assemblée nationale estime qu’il faut juger l’affaire en la replaçant dans son contexte : le député a rappelé que Toyal est la dernière usine de la vallée d’Aspe où les hommes et les femmes de la région ont un travail qui leur permet de vivre et d’exploiter à côté une ferme. Hervé Morin a également fait valoir que Toyal avait fait part aux élus de la région de son intention de se développer dans la vallée dès 1999. Selon lui, si Total n’était pas venu chercher le groupe japonais pour assurer la reconversion de son site de Lacq, le groupe japonais n’aurait pas eu l’intention de se délocaliser d’autant que l’usine Toyal d’Accous fait des bénéfices. A ceux qui critiquent la manière dont Jean Lassalle a fait pression sur le groupe japonais en entamant une grève de la faim, Hervé Morin a expliqué que le député du Béarn avait écrit des dizaines de lettres pour sauver sa vallée mais que personne n’avait daigné apporter de réponses à ses questions : c’est à force de ne pas écouter les gens qu’on finit par avoir des réactions aussi brutales et violentes, c’est, selon lui, également vrai pour la crise du CPE. Il considère que le pays a besoin d’hommes politiques déterminés comme Jean Lassalle qui résistent et sont prêts à aller jusqu’au bout. Hervé Morin a également répondu à ceux qui estiment que l’extension de l’activité de Toyal à Accous va coûter beaucoup d’argent au contribuable : le président du groupe UDF de l’Assemblée nationale trouve au contraire normal que l’Etat fasse un effort pour que des zones comme la vallée d’Aspe puissent continuer à vivre comme les autres.

Hervé Morin a estimé que le dernier sondage politique paru dans Le Figaro du 20 avril, n’avait absolument « aucun sens ». Il a noté que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sont crédités de plus de 30% des intentions de vote au premier tour alors que la dernière fois qu’un candidat a réuni autant de suffrages, c’était Mitterrand en 1988 après une cohabitation qui lui avait été favorable. Le président du groupe UDF à l’Assemblée nationale a également noté que ce sondage TNS Sofres/Unilog est basé sur une hypothèse d’une double candidature Sarkoky-Villepin qui n’a, selon lui, pas de sens. Enfin, ce même sondage crédite Jean-Marie Le Pen de seulement 10% des voix, Hervé Morin craint malheureusement que le score du leader du Front national soit bien plus important compte tenu de la « désespérance » et de l’ « exaspération » du pays. « La démocratie mérite mieux qu’une espèce de Star Ac’ où on teste les gens sondage après sondage » a conclu le député UDF. Hervé Morin a regretté que la personnalité des candidats l’emporte aujourd’hui sur leurs programmes.

Site officiel de Hervé Morin, Ministre de la Défense et Maire d'Epaignes

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