Samedi 17 mai, Hervé Morin a été élu président du Nouveau Centre avec 87% des voix.
Dans la Presse

14.11.2006 : Les dossiers locaux ont avancé (L'Eveil de Pont-Audemer)

 20 Ko L'éveil : vous êtes président du groupe de l'Union pour la démocratie française (UDF) à l'Assemblée nationale, fort de 29 députés seulement. Atout ou handicap ?

Hervé Morin : Notre groupe fonctionne bien, il est facile à gérer et il y a un vrai débat en son sein. Nous avons pu dire ce que nous avions à dire, mais il est clair que les choses ont été verrouillées par l'UMP qui a décidé seule. En ce qui me concerne, cela m'a permis de faire avancer des dossiers locaux, comme l'hôpital de Bernay et son scanner, le SMUR de Pont-Audemer, l'échangeur de Bourneville qui va sortir un jour, ou encore la rénovation urbaine de Pont-Audemer. Mon appui a souvent été déterminant même si les dossiers étaient bien montés. J¹ai pu obtenir des rendez-vous avec les différents ministres concernés.

Vous avez donc une plus grande influence, mais aussi une exposition plus forte. Difficile à gérer ?

Je n'ai jamais vécu la politique comme une fin en soi ou une carrière. C'est une aventure avec un grand « A », que j'ai délibérément choisi de vivre alors que j'avais une bonne place de fonctionnaire ici même à l¹Assemblée. Je ne suis pas là pour protéger un fauteuil, les électeurs sont nos juges.

Que devient l'Assemblée nationale en cette période de précampagne ?

Elle est sur son train-train, on va voté ce qu¹on doit, mais rien ne sert de légiférer maintenant à cause de la présidentielle à venir. Le budget qu'on s'apprête à voter est virtuel car la nouvelle majorité qui sortira des urnes va arbitrer tout ça en août. Autant dire qu'on tourne à vide en ce moment. Nous, nous ressassons sans cesse les idées que nous lançons depuis 4 ans.

Êtes-vous toujours prêt à vous représenter aux législatives ?

Si François Bayrou obtient un mauvais score à la présidentielle, je me poserai des questions. Mais les sondages montrent des indices intéressants, et j'ai moi-même de nombreux amis, chefs d'entreprise à tendance plutôt UMP, qui ne veulent pas voter pour Nicolas Sarkozy s'il est le candidat officiel de ce parti, et qui seraient donc prêts à choisir François Bayrou. Ils reprochent entre autre à Sarkozy de jouer à fond sur l'aspect sécuritaire.

Est-il convenu quelque chose entre vous et François Bayrou s'il est élu président de la République ?

Absolument pas ! Nous sommes encore loin de ces considérations-là. Tout ce que je peux dire, c'est que François Bayrou veut réduire considérablement le nombre de ministres qui passeraient d¹une quarantaine aujourd¹hui à une vingtaine au maximum, de manière à pouvoir travailler plus facilement. Un peu comme en Allemagne. Il souhaite aussi impliquer des gens de tous bords, issus de la droite et de la gauche modérées.

Consacrez-vous aujourd'hui autant de temps à votre circonscription que lorsque vous étiez simple député ?

J'ai l'impression que oui. J'ai gardé le même rythme, avec trois jours à Paris ou de sortie à l'extérieur et le reste du temps dans ma circonscription. Mais un député se doit d'abord de travailler sur les lois, en cela je suis contre le cumul des mandats. Vaut-il mieux pour le pays que j'achète ma baguette de pain tous les matins à Epaignes ou que je travaille à l'Assemblée ?

Vous reposez-vous parfois ?

J'ai une forte capacité de travail mais il m'arrive de bloquer des jours pour souffler, aller jouer au golf, chasser...

Site officiel de Hervé Morin, Ministre de la Défense et Maire d'Epaignes

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