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10.04.2006 : Hervé Morin sur I-Télévision

« La légitimité du pouvoir en place est extrêmement faible »

Si Hervé Morin était opposé au CPE, il ne demande pas la suppression dans la foulée de son cousin le CNE (contrat nouvelles embauches) réservé aux entreprises de moins de vingt salariés. Le président du groupe UDF de l’Assemblée nationale souhaite que le Premier ministre mène l’expérimentation jusqu’à son terme : si on parvient à démontrer que le CNE crée réellement des emplois parce qu’il lève des freins à l’embauche alors il conviendra selon lui, de le généraliser à toutes les entreprises et non de créer un contrat particulier qui stigmatise les jeunes comme c'était le cas du CPE. Hervé Morin a constaté qu’il existe en réalité en France, un consensus pour à la fois fluidifier le marché du travail, protéger et accompagner davantage les personnes : selon lui, tous les syndicats sont d’accord pour protéger non l’emploi mais les salariés, et s’acheminer vers un contrat universel à droits renforcés dans le temps. Mais Hervé Morin ne croit pas qu’une réforme d’envergure soit aujourd’hui possible car la légitimité du pouvoir en place est extrêmement faible. Le président du groupe UDF de l’Assemblée considère qu’il s’agit d’une faiblesse originelle : en 2002, le président de la République n’a recueilli que 18% des voix au premier tour et 82% a second. Le résultat imposait, selon lui, au chef de l’Etat de rassembler autour de lui une large majorité pour mettre en oeuvre les réformes que les Français avaient manifesté lors des élections. Hervé Morin estime qu’il faudra désormais attendre 2007 pour que « le suffrage universel redonne une onction populaire pour des propositions ».

Site officiel de Hervé Morin, Ministre de la Défense et Maire d'Epaignes

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