Samedi 17 mai, Hervé Morin a été élu président du Nouveau Centre avec 87% des voix.
Dans la Presse

07.06.2007 : "Tout ministre battu doit démissionner" (Le Pays d'Auge)

Interview d'Hervé Morin

 23 Ko Hervé Morin, député sortant de la 3ème circonscription de l’Eure, est candidat à sa propre succession. Invité de la rédaction, le nouveau ministre de la Défense a répondu aux questions de nos lecteurs.


Comment comptez-vous faire pour recruter tous les adhérents de l’UDF pour votre parti, le Nouveau Centre ? (Didier Priou, délégué UDF à Villerville)

Hervé Morin : Je ne compte pas tous les recruter. Le président de la République a fait ce que nous avons défendu lors de la campagne électorale, le rassemblement le plus large possible. Nicolas Sarkozy a réuni Bernard Kouchner, Martin Hirsch ou des gens du centre-droit comme moi. C’est ce que le général De Gaulle a fait en 1958 en nommant au gouvernement quelqu’un comme Guy Mollet.
Pour ce qui est du Nouveau Centre, nous allons reprendre le flambeau de l’UDF. Des centaines de personnes viennent déjà vers nous, nous allons reconstruire tranquillement.

Pourquoi ne pas avoir conservé l’appellation d’UDF ? (Didier Priou)

Hervé Morin : Tout simplement parce qu’elle appartient juridiquement au Mouvement Démocrate (le parti créé par François Bayrou).

Que comptez-vous faire pour votre circonscription si vous n’êtes pas élu député ? (M. Desgranges, Saint-Pierre-de-Cormeilles)

Hervé Morin : Si je ne suis pas élu, c’est terminé. Je resterai maire d’Epaignes et président de la communauté de communes de Cormeilles. Mais c’est tout. Le président de la République a été clair, tout ministre battu lors des législatives doit démissionner. Je suis sur un siège éjectable, comme tout autre candidat.

Et si vous êtes élu ?

Hervé Morin : C’est moi le patron dans la circonscription et je compte bien le rester. Je travaillerai avec mon suppléant et ma collaboratrice sur les dossiers locaux. Mais j’ai également près de moi, au ministère, quelqu’un dont la mission est de s’occuper de l’ensemble des dossiers locaux qui nécessitent une intervention auprès de l’Etat.

Allez-vous continuer à vous battre pour la réunification de la Normandie ?

Hervé Morin : Nous allons essayer d’obtenir que le Parlement se prononce sur le sujet en 2008 et vote afin d’organiser un référendum en 2009. L’objectif est d’être en mesure d’organiser une élection régionale sur les cinq départements normands en 2010.

En tant que ministre de la Défense, vous serez sur les plages du Débarquement demain afin de commémorer le 6 juin 1944. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Hervé Morin : Mon père était un vrai gaulliste. Quand je passais avec lui devant la base aérienne 105 d’Evreux, où que l’on se rendait sur les plages du débarquement, il me disait toujours : « n’oublie jamais que ce sont les Américains qui nous ont donné la liberté ».

Le ministère de la Défense était-il celui dont vous rêviez ?

Hervé Morin : La Défense, ce sont les deux plus belles années de ma vie. J’ai préféré être conseiller de François Léotard que parlementaire. C’est un poste difficile. Il faut que les armées restent opérationnelles. J’ai eu une réunion vendredi soir sur la position à adopter au Kosovo et en Afghanistan. Le ministre a aussi une action sur l’industrie militaire, sur la défense européenne et gère près de 450.000 hommes.

Propos recueillispar C.L et P.L

Site officiel de Hervé Morin, Ministre de la Défense et Maire d'Epaignes

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